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Le rouet d'or

-Scenario-

 

Les personnages:

 

Dobrunka…………………………………………………………Bianca Toma

Le Prince ………………………………………………………George Petrescu

Zloboha ………………………………………………………...Ioana Mititelu

La Mère ……………………………………………………..Andreea Sofia

Le Garçon………………………………………………………Mihai Caliman

La Voix du rouet …………………………………………...Alexandra Nechifor

 

 

ACTE  PREMIER

SCENE  PREMIERE

 

Une misérable chaumière dans la forêt, Dobrunka, seule, file. Plus tard le prince fait son apparition.

 

Dobrunka : (en entrant avec une cruche qu’elle met sur la table. Elle commence à filer) :

J’ai finalement fini de faire le ménage. Ma mère et ma sœur, Zloboha, sont sorties en ville et moi, je dois tout faire dans la maison. Je ne sais plus que faire pour que notre mère m’aime moi aussi un peu. Même si nous nous ressemblons comme deux gouttes d’eau, je sens qu’elle préfère  Zloboha. Mais qu’est-ce qu’on entend ? C’est un cheval. Et quel beau cavalier !

Le Prince: (en entrant) : Ma belle fille, je viens de loin et je te prie de me donner un peu d’eau fraîche à boire.

Dobrunka : (en lui donnant la cruche) : Voilà, mon voyageur, tu peux en boire à ta guise, mais il faut que tu partes vite. Je crains que ma mère ne te trouve pas ici lorsqu’elle sera de retour.

Le Prince : Un grand merci, l’eau offerte par toi est meilleure. Je m’en vais à présent, mais avec ta permission je voudrais y revenir demain aussi.

Dobrunka : Bon voyage, et, si demain le cheval te porte ici, moi, je t’attendrai tout heureuse pour t’offrir de l’eau fraîche à boire.

Le Prince : (en sortant, laisse une bourse d’argent sur la table) : Ta bonté sera récompensée. Je vais y revenir.

 

 

SCENE  II

Dobrunka, Zloboha et la Mère

 

La Mère : Fais-moi voir ce que tu as travaillé durant notre absence ! Tu es une paresseuse! Tu ne seras jamais aussi laborieuse que ta sœur, la belle Zloboha !

Dobrunka : Ne m’en veuille pas, ma mère. Je n’ai pas trop travaillé car j’ai reçu une étrange visite.

Zloboha : Qui te rende visite dans cette misérable chaumière ?

La Mère : Justement, qui est-ce qui a osé y venir en notre absence ?

Dobrunka : C’était un cavalier fatigué qui a demandé de l’eau. En échange, voilà ce qu’il a laissé !( elle donne la bourse à sa mère).

La Mère : Une bourse pleine d’argent ? Comme c’est étrange ! Qui ce soit ? Mais laissons tomber. Il fait tard et demain nous devons aller en ville afin de chercher un bon mari pour Zloboha.

 

 

 

SCENE  III

 

Dobrunka  joliment habilée fille. Le prince  fait son apparition.

 

Dobrunka (regardant inquiète par la fenêtre) : Quelle nuit agitée ! Et si je savais interpréter mon rêve de cette nuit ! Mais qu’est-ce que je vois ? C’est le cavalier d’hier ! (elle s’assoit vite, en faisant semblant de filler)

Le Prince (en entrant) : Je suis heureux de te retrouver, belle fille ! As-tu bien passé la nuit ?

Dobrunka : J’ai fait un mauvais rêve. Il me semblait être devenue la femme d’un homme très riche, mais, lorsque mon mari voulut m’embrasser, un chat noir sauta dans mes bras et m’enfonça les ongles dans le cœur. Alors, le sang se répandit sur toute ma robe blanche.

Le Prince  (en souriant) : Je vois bien que le rêve t’a  fait peur mais j’en connais le remède.

Dobrunka : Que pourrais-tu faire pour me rendre la tranquillité ? C’est à peine que je te connais.

Le Prince : Même si nous nous sommes connus hier, je sais bien que tu es l’élu de mon cœur. Marie-toi avec moi et je te promets que nous serons heureux  ensemble!

Dobrunka (en lui tendant la main) : Moi aussi, je t’aime et je serais heureuse de devenir ton épouse.

Le Prince (baisse la main de la jeune fille) : Alors, c’est entendu ! Parles-en à ta mère, tisse ta robe de mariée et moi, je vais rentrer à temps pour te prendre pour épouse (il sort) !

 

 

SCENE  IV

 

Dobrunka, La Mère, Zloboha et Le Prince

 

La Mère : Depuis que cet étranger-là t’a demandé en mariage tu ne fais que soupirer après lui et coudre ta robe de mariée. J’aimerais être sûre qu’il retournera après toi et qu’au moins, l’une de vous deux se mariera.

Zloboha : Je refuse de croire que ma sœur a réussi à trouver un mari tout en restant à la maison, sans jamais sortir dans le monde. Je ne m’étonnerais que ce ne soit que de ses inventions!

Dobrunka : Ma chère sœur, je sais que mon mari retournera après moi. J’espère que toi aussi, tu auras un beau jour la chance de trouver un homme qui t’aime vraiment. Mais, qu’est-ce qu’on entend ? Voilà, c’est mon mari qui est venu après moi !

Le Prince (entre tout heureux): Je suis heureux de vous retrouver ! Je suis venu emmener ma femme et  à cette occasion, je vous invite, vous, ses seuls parents, d’habiter avec nous. Venez dans la ville et cherchez le château de Dobromil. Viens, ma bien-aimée, allons-y !(les deux derniers sortent en courant et riant)

 

 

ACTE  II

SCENE  PREMIERE

 

 

Le château du Prince. Dobrunka, Le Prince

 

Dobrunka : Mon cher Dobromil, quelle belle surprise j’ai eu, lorsque tout le monde m’avait  appelé princesse ! Notre noce a été comme un rêve !

Le prince : Je me réjouis que tu sois tombée amoureuse  de moi alors que tu me croyais un homme du peuple. Maintenant, je suis convaincu que rien et personne ne nous séparera jamais ! Mais, pourquoi es-tu triste ?

Dobrunka : J’ai peur pour notre bonheur. Je sais que tu dois partir pour la guerre et moi, je vais rester seule. Je sens que quelque chose de mal va arriver.

Le Prince : Malheureusement, je dois partir. C’est mon devoir. Mais, je rentrerai bientôt et nous vivrons heureux. Au revoir, ma chère épouse ! Laisse de côté les mauvaises pensées, notre amour peut vaincre tout obstacle.

Dobrunka : Bon voyage, mon mari et que tu rentres sain et sauf !

 

 

SCENE  II

 

Dobrunka, Zloboha, La Mère

 

La Mère (en entrant) : Ma chère fille, j’ai entendu la bonne nouvelle et nous sommes venues toutes les deux pour partager ta joie.

Zloboha : Pardonne-moi, ma petite sœur, d’avoir été méchante avec toi. Je suis venue pour faire la paix et en signe de réconciliation, je t’ai emporté ton rouet. Dès maintenant tu ne te sentiras plus seule et abandonnée.

Dobrunka : Je vous remercie d’avoir pensé à moi. Dorénavant, nous pourrons vivre heureuses ensemble. Mon cher mari est d’accord que vous veniez habiter chez nous et, peut-être te trouvera un bon mari.

Zloboha (en se fonçant sur sa sœur) : Que nous la tuions, ma mère ! Personne ne saura que j’ai pris sa place. Je ne supporte plus de la voir si heureuse !

La mère (en prenant le bras de Dobrunka) : Tu as raison. Elle doit payer parce qu’elle a pris tes devants. Que nous lui coupions les mains et les pieds et arracher les yeux ! Ensuite, que nous la laissions en proie aux animaux sauvages ! (toutes les deux se ruent sur Dobrunka, on entend des cris)

 

 

SCENE  III

 

Zloboha, La Mère, Le Garçon

 

Zloboha (habillée  avec la robe de Dobrunka) : Depuis que nous avons tué Dobrunka, ma vie est comme je l’aurais voulu. Lorsque le prince sera de retour, il ne se rendra comte qui l’attend, en fait.

La Mère : C’est vrai. Cela a été une bonne idée  de garder les mains, les pieds et les yeux de ta sœur. Comme ça lorsqu’on va trouver son corps dans la forêt, il sera inconnaissable. A  partir de ce moment c’est toi la princesse !  

Zloboha: Mais, qu’est-ce qu’on entend dehors? (en regardant vers la porte). C`est un garçon qui a quelque chose à vendre.

La Mère : Tu as raison. Il a dans les mains un rouet d`or. Qu’on l’appelle !

Zloboha : Jeune homme, ça fait combien ton rouet d’or ?

Le Garçon : C’est cher: deux yeux.

Zloboha: Quel prix étrange! N`importe, j`aime beaucoup le rouet. Ma mère va, je te prie, et apporte les yeux de Dobrunka pour les donner au garçon. (La mère donne les yeux au garçon)

Le Garçon : Mon père en sera content. Il a encore une quenouille et un fuseau d’or à vendre.

Zloboha : Je  veux ça aussi. Je me permets n’importe quel prix ! Combien ça coûte ?

Le Garçon : Deux mains et deux pieds !

Zloboha : Ma mère, apporte le prix demandé! Je tiens énormément à avoir ces objets ( la mère apporte les objets demandés et les donne au garçon).

Le Garçon: Merci, demain je vais apporter les deux autres objets en or !

 

 

 

SCENE  IV

 

Zloboha, Le Prince, Dobrunka

 

Zloboha (en regardant avec impatience par la fenêtre) : En fin, la guerre a pris fin ! Le Prince doit apparaître d’un moment à l`autre !

Le Prince (en entrant): Ma chère épouse, en fin nous serons ensemble! Qu`est-ce que  tu as fait pendant mon absence ?

Zloboha : J’ai soupiré après toi et j’ai travaillé à ce rouet doré !

Le Rouet: Ne la crois pas! Elle n’est pas Dobrunka. Elle a tué ta femme et maintenant elle te ment.

Le Prince (en retenant Zloboha qui voulait s’en fuir): Qu’est-ce qu’on entend? Tourne le rouet pour que j`entende encore ce qu’il dit! (Zloboha effrayée tourne le rouet).

Le Rouet: Ta femme est dans la forêt, mais elle viendra tout de suite chez-toi (Dobrunka entre)

Le Prince: Qu’est-ce qui se passe? Deux filles identiques? Laquelle des deux est ma femme ?

Dobrunka: C’est moi. Ma sœur et ma mère m’ont tué pour prendre ma place. Elles m’ont abandonné dans la forêt en proie aux fauves, mais un vieux sorcier m’a trouvé et guéri. Zloboha, toi-même, tu as donné mes mains, mes pieds et mes yeux à un garçon qui les a emporté dans la forêt. Malheureusement,  c’est le rouet que tu as tellement désiré qui t’as trahi.

Le Prince: Je n’en crois pas mes yeux! Zloboha va-t-en avec ta mère. Je suis sûr que vous trouverez la fin dans l’Enfer torride en châtiment pour vos faits! Et toi, ma belle épouse, viens avec moi et je t’offrirai une vie digne de ta bonté!

 

Traduction de : Danila Petronela

                         Gherca Ilaria

                         Sofia Andreea

                         Cucu Marina

Professeur coordinateur : Carmen Lozonschi